Archive de Catégorie pour ‘La nouvelle fin du monde’.

Sinking New YorkDonc 2012, film américain.
Je précise d’emblée que je n’ai pas vu le film. Je ne forme pas le projet de visionner l’œuvre en question sur grand ou petit écran. Ou alors, peut-être un soir de haute alcoolémie entre Noël et Nouvel-An, lorsque le foie se retourne sur son lit de Sauternes sans pouvoir trouver la digestion. Quelques secondes de bande-annonce et une interview télévisuelle du réalisateur suffiront pour reconstruire les principales péripéties d’un scénario qu’on devine peu encombré de considérations métaphysiques en dépit du sujet traité.
C’est la fin du monde de l’Amérique.
Après avoir été congelée dans Le jour d’après, la statue de la liberté est noyée pour de bon. La Blanche Maison américaine est rasée par un porte-avions américain soulevé par un raz-de-marée venu de l’étranger. La bande-annonce de montre pas ce qu’il advient du président américain. Je pencherai pour un transfert dans une navette interstellaire avec un drapeau américain peint sur la porte d’entrée. Par exemple, la navette s’appellerait Air Force Two. Compte à rebours. Fumeroles. Tremblements. Explosion. Départ vers Alpha 1354, astéroïde rose balayé par des vents doux où coulent le lait et le beurre de cacahuète. La navette se pose. Débarquement du président suivi des élites américaines. Il écrase une larme. Il pense à ses compatriotes engloutis. Il pense à sa femme. Il pense à son chien. Il se tourne vers les Marines alignés au laser sur la pelouse fuchsia. (Nous sommes sur Alpha 1354) Il entonne l’hymne national américain. Un grognard vient en soutien. Trois. Dix. Cent. La foule entière, la main sur le cœur. Les cœurs de l’Armée Rouge. Les violons. La caméra s’élève dans l’air rose (Nous sommes toujours sur Alpha 1354. Ça risque de durer.) et envoie un plan panoramique sur ce nouvel Ouest offert aux derniers représentants du monde capitaliste civilisé. Générique de fin. Lumière et réveil en sursaut.
Dans le prochain épisode, 2013, l’armée américaine découvre la présence de petits hommes et femmes roses occupés à forniquer en continu en regardant la mer rose. Les Américains sortent les flingues nucléaires. Ils dégringolent les indigènes en plein septième ciel. Les cadavres roses se ramassent à la pelle. L’Américain triomphe du mal.  

La fin du monde, c’était hier.
L’année passée. Le siècle passé. Quand  la poussière blanche volait sur les routes. Quand les hautes herbes touchaient la lune de juillet. Quand l’eau descendait des montagnes en torrents glacés. Quand les nuits d’hiver se remplissaient de l’odeur bleue de la neige qui tombe. Quand les gens allaient à pied. Quand ils s’arrêtaient pour parler du temps qu’il fera demain. Quand les gens se parlaient les yeux dans les yeux.
La fin du monde, c’est tous les jours.

la fin du mondeC’est la fin du monde dans quelques jours. Le 21 Décembre 2012. Certifiée par les Mayas. Sans calculette.
Il faudrait en parler aux plus hautes instances politiques et religieuses. À Bill Gates ou Benoit 16. Aux prolétaires de tous les pays. Aux riches qui entendent le rester. Aux pauvres qui entendent les rumeurs de la fête. Aux cosmonautes qui mangent du poulet lyophilisé en attendant d’aller sur Mars. À celles et à ceux qui ont décidé d’arrêter de fumer, de boire, de manger des graisses lourdes ou des éclairs au chocolat. Chères filles et chers garçons, il nous reste à peine 3 ans à tirer à la hussarde. Le temps est venu de s’en mettre jusque là. Faire péter la calorie et le cholestérol. Copuler dans un grand élan sauvage. Lustrer le fond de son âme jusqu’à pouvoir se regarder dedans.

Et surtout, s’asseoir au bord de l’eau du monde pour regarder comme c’était beau.

Les hommes préfèrent les guerres

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3 extraits du livre

Épitaphes utiles

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En cas de mort imprévue

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