BMW-Lajoie

Est-ce que tout le monde a bien lu la poésie BMW ? 
Je sens comme un flottement. Une hésitation. Redescendez d’un cran vers l’article précédent. BMW a pris son beau stylo et écrit un poème qu’il récite sur un fond d’images en couleurs à la télévision. (Re)Lisez! C’est très joli!
Maintenant, traduction en prose.
Ici, chez BMW, nous produisons des automobiles remplies d’acier, de plastique et d’autres matériaux rares et chers. Pour que ces automobiles vous permettent de rester au chaud devant le feu rouge, nous utilisons un liquide précieux qu’on ne trouve que dans certains trous sélectionnés ou alors très profond sous la mer. Au début, on vous disait que vous alliez franchir le mur des 200, 220, 250 et même 300 kilomètres à l’heure pour les plus vroum. On disait aussi que vous alliez moucher toutes ces petites bites qui roulent dans des voitures avec des noms entiers. Alors que nous on a inventé un acronyme terrible pour pas avoir à dire à chaque fois « Bayerische Motoren Werke ». Personne d’autre a eu l’idée. Même pas VW ou FIAT. Après, on a dit que vous alliez franchir les montagnes. Fabriqué des voitures hautes comme des maisons et aussi longues qu’un jour sans essence. Toutes les quarantenaires blondes et urbaines en ont acheté une pour aller chercher les enfants à l’école et faire le concours du tank le mieux décoré.
Et voilà-t-il pas qu’une force obscure fait rien qu’à nous embêter avec  une petite crise de pognon. Des esprits fourbes en profitent pour insinuer le doute : il paraitrait qu’en plus d’être fauchés, nous serons bientôt à cours de pétrole. CALOMNIE. DIFFAMATION. SABOTAGE. NOUS NOUS ELEVONS SOLENELLEMENT CONTRE CETTE IGNOBLE CAMPAGNE DE DESINFORMATION. NOUS ALLONS. Nous allons. Nous avons pris bonne note. Voilà, Voilà. Donc vous disiez, plus de pognon. Plus de pétrole. C’est ennuyeux, ça. Merde, qu’est-ce qu’on fait les gars ?
On plonge dans notre moteur. On alimente. On analyse. On éprouve pour mieux réinventer. Et c’est la révélation. Une extase innovatrice inonde nos veines. On oublie la vitesse qui grise et le franchissement de pics escarpés. On revient à la vie. Aux émotions.
Mets de la joie dans ton moteur. Ça fera rire les vélos.

Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

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