Pour le jour où les montagnes grandiront

Un jour, les montagnes s’éloignent et les chemins s’allongent.
Un jour, les branches prennent de la hauteur et on cesse de grimper aux arbres.

Un jour on s’assied.
On regarde, assis sur un banc au bord de la route. Assis derrière son volant. Assis derrière sa fenêtre. On visionne les images du monde qui défilent dans un cadre carré ou rectangulaire.

Un jour, on reste couché.
Sur le dos. Les yeux tournés vers le plafond du monde, les nuages et la neige indigo qui s’accroche aux sommets des montagnes. Un jour de printemps, la neige se retire, fait fondre les montagnes et s’évaporer le ciel, pose une couche de brouillard sur le double vitrage.

Un jour, le soir tombe dès le matin.
La nuit recouvre tous nos paysages et nos yeux se retournent pour voir les nuages qui s’accrochent aux sommets des montagnes et les flocons de neige qui tombent à l’intérieur.

Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

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