Hermione et Ron

Assise dans un train entre Manchester et Londres, JK Rowling voit se former devant ses yeux l’image d’un petit garçon qui tient une baguette magique. Arrivée chez elle, elle écrit le début d’une histoire qui l’occupera pendant 17 ans, l’histoire d’Harry Potter, petit sorcier indiscipliné, obstiné, courageux, maladroit et parfois amoureux.

Aujourd’hui, l’histoire est terminée, mais les questions restent. Pourquoi Dumbledore meurt avant la fin ? Pourquoi Harry survit à Voldemort ? Combien d’étudiants à Poudlard et est-ce que Harry est un horcruxe ? L’histoire continue de s’écrire toute seule, portée par des milliers d’enfants ou d’adultes qui entrent dans le monde de JK Rowling, entretiennent les voies qui transportent le train des apprentis sorciers, remettent du bois dans la cheminée de la maison de Gryffondor, remettent une tournée de bièreaubeurre en attendant la nuit ou la neige, c’est selon.

Et JK Rowling répond, livre plus d’informations sur l’immense cathédrale cachée derrière l’écriture de ses sept romans. Elle répond avec une maniaquerie qui confine à l’obsession, à la possession, avec un luxe de détails qui laisse entrevoir tout le travail effectué derrière le rideau des mots et de l’histoire, la création d’un monde en somme, un monde créé en dix-sept ans, Dieu le père avait d’autres arguments.

Mais au bout du compte, on se retrouve avec un monde aussi rempli de pommiers que celui du jardin d’éden. Un monde en devenir que Mme Rowling regarde, revisite, remâche sans cesse au point de s’interroger sur la solidité du couple formé par Harry Potter et Ginny Weasley. Elle se fait du souci. Elle ne sait pas vraiment si ces deux-là vont pouvoir éviter l’écueil du divorce. Si elle y réfléchit, c’est évident, Harry aurait dû épouser Hermione, je sursaute, je me dis que non, là elle exagère. Le monde ne tourne pas comme ça, tout n’est pas toujours parfait, un couple ne se forme pas toujours sur des bases rationnelles, non, au contraire, ça peut se passer n’importe où et n’importe comment, dans un grand embrasement des sens qui pousse Gérard 1m98 et 120 kilos dans les bras de Robert 1m45 et quarante kilos au garrot, non, vraiment, il faut bien reconnaître que JK Rowling a perdu les pédales, elle déconne, elle plane, ça va être l’heure de sa pilule, et ensuite un gros dodo.
Non, sérieusement, il faudrait qu’elle consulte : les sorciers et les baguettes magiques, c’est dans sa tête que ça se passe, hein, JK, tout ça c’est pour de rire, maintenant, il faut redescendre, remettre tes pieds sur la terre ferme et quitter le monde des petits poneys.

N’empêche, Ron si tu m’entends : demain, c’est la Saint-Valentin. Alors, je te conseille de ne pas oublier les fleurs et la baby-sitter pour Rose et Hugo. Et pour une fois, trouve une idée vraiment cool pour la soirée, pas de pizza géante, pas de cheeseburger XXL, évite le plan bouffe tout simplement. Emmène Hermione n’importe où mais pas au restaurant, sinon tout ça risque bien de se terminer dans le cabinet du conseiller conjugal.

Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

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