Son corps blanc

Dans la lumière des réverbères,
Sa peau luit.
Livide et lisse.

Translucide,
Elle brille dans la nuit.

Allongée dans un lit de LED,
Elle se tend.
Jambes noires sur un corps blanc.
Les yeux fermés,
La tête renversée,
Son ventre en suspens,
Ruisseau pris entre deux eaux,
Moment pris entre deux temps.

Son corps blanc dans la nuit noire.
Son corps chaud dans la nuit froide.

Et derrière l’écran de verre,
Un voile de buée,
Léger,
Qui la protège
De la morsure des réverbères.

Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s