Ève du monde

Avant de disparaître dans le brouillard, Ève se retourna.

Elle leva les yeux et accrocha le regard de Dieu qui comprit à cet instant précis que la fin du monde parfait qu’Il avait imaginé n’était que le commencement d’un autre monde, plus âpre, plus acre, plus chaud, plus froid, plus exposé au gel et aux coups de soleil.
Un monde plus bleu, plus gris aussi, rempli de ses couleurs à elle, qui saurait en faire un monde vivable.

Un monde vivant.

Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s