Sous la jupe de Terry Gilliam

L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS
Quel beau titre. Bien barré. Loufoque et érudit. Anachronique. Mi-latin, mi-raisin.
Imaginarium fait penser à aquarium, pour les optimistes ou funérarium, pour ceux à qui l’hiver rappelle le sapin.
Accolé à Parnassus, docteur fait tache, incongru. Pourquoi pas Folamour ou Mabuse, pendant qu’on y est ? Méfions-nous des films avec un nom de docteur. Dans la plupart des cas, des ouvrages destinés à jeter le discrédit sur la corporation médicale, qui montrent des médecins sans malades. Des pervers. Des psychopathes. Des illuminés. Des dingues prêts à faire sauter la salle d’oprération.
Et aussi, ce Parnassus, nom de famille tout à fait tombé en désuétude. Il y a bien la Tour Montparnasse, mais il s’agit, pour quelques mois encore, du plus haut édifice de France. Pas du médecin de Jules-César.

On voit bien à quel point ce titre est branlant. A côté de la plaque. Mal peigné. Mal réveillé. Mélancolique. Perdu. Brillant. Étranger. Extra-terrestre. Comme Terry Gilliam. Comme le film. Comme Heath Ledger qui finit par s’endormir pour de bon à force de ne plus trouver le sommeil.

Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

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