Tous les étés du monde

A l’ombre bleue d’un cèdre vert
J’ai passé les heures les plus délicieuses
De tous les étés du monde.
Les heures les plus dorées
Les plus mauves
Les heures les plus tendres aussi.
Gorgées de soleil
Et noyées de ciel bleu.

A l’ombre bleu-minuit d’un cèdre gris
Penché au bord de l’eau du monde,
Sa peau claire
Me racontait des histoires
De l’autre bout du monde.
Des histoires tristes et gaies
Comme elle
Triste et gaie
Qui rit et pleure
Les larmes des rivières du monde.

A l’ombre verte d’un cèdre bleu
Elle a dit alors et elle a ri.
Le ciel peut nous tomber sur la tête
Et a-lors ?
Elle se renverse, elle se retourne.
Elle me tend son visage.
Elle glisse ses doigts dans les miens.
Le soleil coule au bord de ses yeux noirs
Qui réfléchissent le bleu d’un ciel parfait.
Le vert d’un cèdre vert
Le blond de ses cheveux cendrés
Le meilleur moment de nos mains enlacées.
Mes minutes se souviennent
Du temps suspendu où l’été bienveillant
A posé ses mains sur nous

Pour arrêter le temps.

Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

9 réflexions sur « Tous les étés du monde »

  1. Dis donc, c’est magnifique ce que je lis là!
    Réjouis toi Nicolas, ton âme est belle et tu es le pâtre dans ce cèdre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s