De l’eau de Javel

« Attention, Bambolina, Crispina, Olimpia, attention ! D’ici vingt ou trente ans, n’accusez pas les hommes quand vous vous retrouverez à pleurer dans les quelques mètres carrés d’une petite pièce, les mains mangées par l’eau de Javel. Ce ne sont pas les hommes qui vous ont trahies, mais ces femmes, anciennes esclaves, qui ont volontairement oublié leur esclavage et qui, se reniant, se placent aux côtés des hommes dans les diverses sphères du pouvoir. »

Goliarda Sapienza, L’Art de la Joie, traduction de Nathalie Castagné, Éditions Le Tripode

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Auteur : Nicolas Esse

Depuis 1962, je regarde les nuages qui passent avant d'aller mourir.

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