Chers lecteurs étatsuniens et chinois,
Comment vous remercier ?
Je vous vois de plus en plus nombreux à consulter les articles que j’écris régulièrement avec mes petites mains pour seules intermédiaires entre ma tête et l’écran. Les choses étant ce qu’elles sont et ma prose essentiellement d’origine romande, je suis saisi d’un doute : ce surcroit d’intérêt serait-il dû à une rapide extension du territoire de la francophonie ou ces statistiques cacheraient-elles autre chose ? Je sais pas moi, par exemple de l’extraction de minerai de phrases toutes faites pour en faire du pâté AOP ChatGPT.
Histoire de rigoler, je me suis décidé à appuyer sur le lien nauséabond que Google place en haut de la page à gauche. (J’ai installé une extension qui empêche l’apparition automatique des résultats produits par le vomitoir artificiel.)
Au mode IA, j’ai demandé : « Nicolas Esse, intéressant à lire ? »
Le grand dévaloir a pris quelques secondes de réflexion avant de recracher la réponse que voici : « Vous trouverez Nicolas Esse intéressant à lire si vous aimez les auteurs indépendants au ton original, la belle prose minimaliste et les univers légèrement marginaux. En revanche, si vous cherchez des thrillers à couper le souffle ou des intrigues purement commerciales, son rythme plus contemplatif et poétique pourrait moins vous correspondre . »
Il a ajouté, entre autres, ce saisissant résumé : « Ultranoir : Son deuxième roman adopte un style encore plus ciselé. L’auteur y applique une approche presque artisanale de l’écriture : il façonne ses phrases en retirant le superflu pour ne garder que l’essentiel. »
De cet belle diarrhée obtenue après l’ingestion forcenée d’extraits de textes, de critiques et de fiches de lecture, on pourrait tirer tout un tas de conclusions sur cet auteur éthéré mais un peu chiant, qui sculpte ses phrases au burin sur des plaques de granit.
Heureusement, tout au fond de la cuvette, avant de tirer la chasse, on peut lire l’avertissement adressé au lecteur sur la page d’accueil de ce blog :
«le tout garanti « sans aucune trace d’intelligence artificielle »»
Voilà! Tout est dit! Venant de susciter ma curiosité, je viens d’effectuer une recherche sur Denise Girard , intéressante à lire…avec l’IA. Résultat…je possèdes 2 personnalités :
Denise Girard est détentrice d’une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Chicoutimi et d’un doctorat en ethnologie de l’Université Laval.
Et il y a moi qui possède un diplôme en dessin publicitaire et qui a bossé plusieurs années dans une institution bancaire. L’IA a intercaler deux Denise en une seule Denise.
Si je puis me permettre, l’IA est une poubelle emplie de faussetés et de merde.
Le plus ennuyeux c’est que je viens de mettre mon site privé…mais la Chine apparaît toujours dans mes stats, elle arrive toujours à parcourir mes articles, je n’y comprends plus rien.
Bises à toi et à bientôt!
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Privé ou public, ça doit les amuser qu’on soit naïfs au point de croire que une petite barrière de rien du tout peut les gêner. Mais tu dois garder ta nouvelle bio, maîtrise d’histoire, doctorat en ethnologie, dessinatrice et banquière, si j’étais toi, j’ajouterai juste un prix Nobel en physique quantique.
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