Scène 3 (cont.3)

Patrizia : Alors, ça ! Grande découverte !
Docteur Heini : N’est-ce pas ?
Patrizia : Et vous avez mis combien de temps pour découvrir qu’on meurt parce qu’on vieillit ?
Docteur Heini : Des dizaines  d’années.
Patrizia : Vous auriez dû en parler autour de vous. Je connais beaucoup de vieux qui sont morts.
Docteur Heini : Bien sûr. Vous ne comprenez pas.
Patrizia : Mais si mais si. Toute petite, j’avais déjà compris.
Docteur Heini : Vous n’avez rien compris du tout. Comme tout le monde, vous croyez à la calvitie, au cancer de la prostate, à la maladie Alzheimer…
Patrizia : Et vous, vous n’y croyez pas.
Docteur Heini : Pas dans le sens où vous l’entendez. Pas dans le sens où certaines maladies surviennent parce que c’est le moment. Et la vieillesse non plus, je n’y crois pas.
Patrizia : Pourtant vous n’avez pas l’air très frais. Peut-être que la vieillesse croit en vous.
Docteur Heini : La vieillesse est un processus que j’analyse depuis quarante ans. On peut faire beaucoup de choses pour freiner ce processus, mais moi, je pense avoir trouvé la solution pour l’interrompre et même pour l’inverser.
Patrizia : Génial. Je vais redevenir un bébé.
Docteur Heini : Il ne s’agit pas de vous.
Patrizia : J’oubliais, nous sommes deux.
Docteur Heini : La solution se trouve dans le sang. Quelques protéines que nous avons réussi à identifier et quelque chose de plus mystérieux, quelque chose qui se passe pendant que le sang circule.
Patrizia : Vous voulez me saigner ?
Docteur Heini : Avec plaisir, mais malheureusement mademoiselle, nous ne sommes plus au Moyen-Âge. Donnez-moi votre bras.
Patrizia : Hésite puis tend le bras.
Docteur Heini : Appuie son index dans le creux du coude.
Vous voyez, là, cette veine qui palpite, nous allons pratiquer une petite incision. Vous ne sentirez rien. Absolument rien.
Patrizia : Et ensuite ?
Docteur Heini : Ensuite nous allons glisser à l’intérieur un petit tube de peau synthétique.
Patrizia : Vous fabriquez de la peau synthétique ?
Docteur Heini : Avec une imprimante 3D. Un peu comme une machine à tricoter, vous voyez ?
Patrizia : Je ne sais pas si je vois.
Docteur Heini : Aucune importance. C’est une technique qui a été mise au point pour les grands brûlés.
Patrizia : Et qu’est-ce que je fais avec mon tuyau dans le bras ?
Docteur Heini : Rien. Vous attendez que je raccorde ma cliente à l’autre extrémité du tuyau.

Scène 3 (cont.2)

Patrizia : Je vais donc le lire.
Docteur Heini : Non. Vous allez signer d’abord. Si vous voulez entendre la suite de l’histoire, bien entendu.
Patrizia : Je ne signe pas un document que je n’ai pas lu.
Docteur Heini : Écoutez mademoiselle. Ce document fait une vingtaine de pages. En résumé, il vous demande de ne pas parler de notre entretien. Si vous parlez, l’amende se montera à un demi-million d’Euros.
Patrizia : Rien que ça ?
Docteur Heini : Rien que ça, oui. Nous voulons juste nous assurer de votre discrétion. C’est tout. Ensuite je pourrai enfin vous expliquer ce que nous attendons de vous et vous serez libre d’accepter ou de refuser votre participation à notre expérience.
Patrizia : Je suppose qu’il y a un deuxième contrat.
Docteur Heini : Il y aura un deuxième contrat. Signez maintenant.
Patritzia : Parcourt rapidement la première, la deuxième page, tourne les autres jusqu’à la dernière.
Je n’ai pas de stylo.
Docteur Heini : Voici.
Patrizia : Signe et redonne le contrat.
Je vous écoute.
Docteur Heini : Je vais devoir faire appel à vos capacités de projection.
Patrizia : On va tourner un film de science-fiction ?
Docteur Heini : Mais vous m’étonnez ! Il s’agit en effet plus de science que de fiction… Dites-moi mademoiselle, si la mort vous épargne d’ici là, comment vous imaginez-vous, disons, à soixante ans ?
Patrizia : Soixante ans… Ça me paraît très loin.
Docteur Heini : Simplifions. Par exemple, est-ce que vous pensez pouvoir courir aussi vite qu’aujourd’hui ?
Patrizia : Évidemment non.
Docteur Heini : Bien. Autre exemple : la mémoire. D’après vous, vos capacités de mémorisation vont-elles augmenter avec l’âge ?
Patrizia : Si vous pouviez arrêter de me prendre pour une débile, ça m’arrangerait.
Docteur Heini : Et au niveau de la santé…
Patrizia : Je serai grosse, diabétique, avec un début d’Alzheimer.
Docteur Heini : Vous avez omis les problèmes cardio-vasculaires, mais sinon je salue la pertinence de votre anamnèse prédictive. Toutes ces pathologies apparaissent avec l’âge et les chercheurs essaient de les analyser pour mieux les soigner. Chacun bien cloisonné dans son domaine, vous voyez ?
Patrizia : Ça paraît plutôt logique, non ?
Docteur Heini : Bien sûr, mais essayez de prendre un peu de hauteur. Quel lien pourrait exister entre toutes ces pathologies ?
Patrizia : Je n’en sais rien, moi. Le corps qui lâche ! L’âge ! La vieillesse !
Docteur Heini : Excellente réponse ! Si on retourne le problème, on pourrait dire que la vraie maladie c’est la vieillesse. Une maladie incurable dont les multiples manifestations finissent toujours par nous conduire à la mort.

Scène 3 (cont.1)

Patrizia : Et puis, je ne suis pas venue ici pour discuter de la pertinence de mes études.
Docteur Heini : La pertinence de vos études… Au moins, on vous apprend à parler, dans votre faculté. Un bon point.
Patrizia : Merci. Je collerai la pastille jaune dans mon carnet journalier.
Docteur Heini : Ou dans votre carnet de chômage. Mais vous avez raison, nous ne sommes pas là pour discuter de la vacuité des sciences sociales ou politiques. Nous avons eu plus de quatre cents candidates pour cette expérience. Aujourd’hui, il n’en reste plus que trois. J’ai recommandé votre candidature pour différentes raisons : groupe sanguin, bien sûr, ADN et surtout votre code HLA qui est étonnamment proche de celui de ma cliente.
Patrizia : Les sciences du vivant aiment bien les acronymes abscons.
Docteur Heini : C’est ADN qui vous pose un problème ?
Patrizia : Petit rigolo.
Docteur Heini : Ce n’était pas de l’humour, juste une question. J’essaie de mesurer la profondeur de votre ignorance.
Patrizia : Donc, mon code HLA…
Docteur Heini : Votre code HLA. Je vais simplifier. Dans le cas d’un don d’organes, l’analyse de ce code permet de s’assurer que les tissus du donneur sont bien compatibles avec ceux du receveur.
Patrizia : Vous voulez que je donne un rein, c’est ça ?
Docteur Heini : Mais qui vous a parlé d’un rein ?
Madame H. : Mademoiselle, je vous ai déjà dit qu’il ne s’agit en aucune façon d’un don d’organes.
Patrizia : Alors, vous faites des analyses juste comme ça, pour le fun ?
Docteur Heini : Pour le « fun »
Patrizia : Pour vous amuser…
Docteur Heini : Vous avez oublié de mentionner vos talents de traductrice dans votre CV.
Patrizia : Je parle plusieurs langues mais certainement pas la vôtre.
Docteur Heini : Vous allez peut-être comprendre ceci.
Il tend un papier.
À partir de ce moment, tout ce je vais vous dire restera strictement confidentiel.
Ceci est un non-disclosure agreement, un accord de non-divulgation en somme. Vous voyez : moi aussi je parle plusieurs langues.
Patrizia : Et qu’est-ce que vous voulez que j’en fasse ?
Docteur Heini : Vous le signez. C’est tout.
Patrizia : Je pourrais peut-être le lire aussi ?
Docteur Heini : Vous pourriez.

Scène 3

Madame H. : Prend son téléphone portable.
Anne, est-ce que le docteur Heini est arrivé ?…. Très bien. Faites-le entrer.
La porte s’ouvre.
Madame H. : Docteur Heini, comment allez-vous ? Prenez place.
Docteur Heini : S’assied sur la chaise posée à côté de Patrizia. Madame H. en face d’eux, de l’autre côté du bureau.
Je vais Madame, je vais.
Madame H. : Vous connaissez déjà Patrizia Vidale.
Docteur Heini : Bien sûr. Nous avons parlé. Après la prise de sang.
Patrizia : L’infirmière m’a fait très mal. J’ai encore la marque.
Docteur Heini : Un mois plus tard, ce serait tout à fait étonnant.
Patrizia : Vous ne me croyez pas ? Regardez.
Elle tend son bras à l’envers et pointe un endroit dans le pli du coude.
Ici, vous voyez ?
Docteur Heini : Je vois. Petit hématome, rien de grave. Dans quelques jours il n’y paraîtra plus.
Patrizia : N’empêche, j’ai vraiment eu très mal.
Docteur Heini : Bien sûr.
Se tourne vers Madame H.
Est-ce que nous pouvons commencer ?
Madame H. : Absolument.
Docteur Heini : Bien. Mademoiselle Vidale, si je vous dis ADN, protéines, gênes ou synapses, vous voyez à peu près de quoi je parle.
Patrizia : Vaguement. Très vaguement.
Docteur Heini : Ça ne m’étonne pas. Pourtant, si vous aviez décidé d’approfondir le sujet, vous ne seriez certainement pas ici aujourd’hui.
Patrizia : Et je serais où alors ?
Docteur Heini : Au travail. Dans un laboratoire.
Patrizia : Je ne me vois absolument pas travailler dans un laboratoire.
Docteur Heini : Et le sud de l’Italie n’a absolument pas besoin de nouveaux diplômés en sciences sociales et politiques. Le reste du monde non plus, d’ailleurs.
Patrizia : Alors que le monde a besoin de vous
Docteur Heini : Exactement, le monde a besoin de nous, pour une appendicite, une césarienne ou pour une greffe de moelle osseuse.
Patrizia : Je suis en excellente santé.
Docteur Heini : Pour le moment.

Scène 2 (cont.3)

Madame H : Ça veut dire que c’est à vous de décider.
Patrizia : Alors c’est oui tout de suite.
Madame H : Tout de suite ! Magnifique ! Rappelez-moi votre âge s’il vous plait.
Patrizia : J’ai 23 ans.
Madame H : Exactement. Vous avez 23 ans. Un enfant. Quelqu’un que vous ne connaissez pas vous propose de signer un contrat que vous n’avez pas lu et vous signez sans hésiter.
Patrizia : J’ai besoin d’argent.
Madame H : Vous avez bien lu le texte de l’annonce.
Patrizia : Je l’ai lu. Plusieurs fois. Surtout le salaire.
Madame H : Et le mot « expérience », vous l’avez lu aussi ?
Patrizia : J’ai aussi lu « expérience », oui.
Madame H : Et vous ne vous êtes pas demandée en quoi allait consister cette « expérience » ?
Patrizia : J’ai pensé à une étude sur les effets secondaires d’un nouveau médicament.
Madame H : Et si c’était vrai ? Vous seriez prête à mettre votre santé en danger pour 9000 Euros par mois ?
Patrizia : 9500 Euros.
Madame H : Si vous voulez. Mais répondez à ma question.
Patrizia : Je suis prête à pas mal de choses pour 9500 Euros par mois.
Madame H : Vous seriez prête à… Je ne sais pas moi… À donner un rein pour ce prix-là ?
Patrizia : Réfléchit en silence.
Peut-être… Je ne crois pas.
Madame H : Nous parlons d’un contrat d’une durée de six mois. 9500 Euros multipliés par 6, ce qui fait un total de 75’000 Euros.
Patrizia : Je veux qu’on me dise exactement comment va se passer l’opération. Ce que je risque. Et aussi, comment sera ma vie après.
Madame H : On vit très bien avec un seul rein…
Patrizia : Et aussi, je veux voir le chirurgien !
Madame H : … Mais il ne s’agit pas du tout de cela mademoiselle. Nous sommes en pleine forme, moi et mes deux reins. L’annonce parle d’une expérience. Une expérience, pas une opération.
Patrizia : Mais vous venez de dire qu’on vit très bien avec un rein.
Madame H : C’était juste un exemple. En réalité, il n’y aura pas d’opération, juste une petite incision. Rien de compliqué, vous verrez. Je vais appeler le médecin. Il va tout vous expliquer.

Scène 2 (cont.2)

Patrizia : Est-ce que nous allons dormir dans le même lit ?
Madame H : Éclate d’un rire amusé.
Vous voulez faire un autre bébé ?
Rit encore. Reprend son sérieux, regarde Patrizia au fond des yeux.
Nous ferons lits séparés mademoiselle. Soyez sans crainte, je ne suis pas celle que vous croyez.
Pouffe encore. Se reprend.
Je côtoie tous les jours les plus belles femmes du monde. C’est mon métier : ajouter du beau à la beauté. Décorer des corps parfaits. Habiller des peaux impeccables que je n’ai jamais eu envie de toucher. On ne choisit pas. J’aime les mains des hommes, leur cou, leur nuque. Leurs veines. Leur barbe quand ils se réveillent. Leur tête ahurie le matin. On dirait qu’ils émergent des profondeurs de la terre. Moi, j’ai le sommeil léger. J’ai froid. Je me retourne. Je vais à la cuisine. Je me fais un thé. Je reviens me coucher. Je refais le plan de la journée. Je regarde le noir du plafond. Je m’endors toujours sur la pointe des pieds.
Alors, pas question de partager le même lit, mademoiselle. Nous ferons cause commune mais chacune de son côté.
Patrizia : Ça veut dire que je suis engagée ?

Scène 2 (cont. 1)

Patrizia : De la chance, vous croyez ?
Madame H : Bien sûr ! Réfléchissez : dans une vingtaine d’années votre fils s’en ira.
Patrizia : Mon fils s’en ira…
Madame H : … Et vous serez assez mûre pour être jeune. On n’a aucune conscience d’avoir vingt ans quand on a vingt ans. C’est l’acné, vous voyez, l’acné bouche tout, les pores, la vue et le cerveau. Ensuite, la vie se charge de vous nettoyer la peau. Qui vous a appris le Français ?
Patrizia : C’est ma mère.
Madame H : Votre mère fait tout chez vous.
Patrizia : Ma mère est Française.
Madame H : Et c’est elle qui vous a appris à rouler les « r » ?
Patrizia : J’y arriverai.
Madame H : Après toutes ces années…
Patrizia : Je sais que j’y arriverai.
Madame H : Pourquoi pas ? Après tout, je serai là jour et nuit pour vous corriger. Jour et nuit pendant six mois. Vous avez bien réfléchi à ça ?
Patrizia : Justement, je ne comprends pas. Est-ce que ça veut dire que nous allons aussi dormir ensemble ?
Madame H : Mademoiselle, vous n’avez pas fait tout ce chemin pour me venir me dire que vous n’avez pas bien lu mon offre d’emploi ?
Patrizia : J’ai bien lu, seulement…
Madame H : Seulement quoi ?
Patrizia : Seulement, la nuit, vous comprenez ?
Madame H : Non. Je ne comprends pas.

Scène 2

Le bureau de Madame H. La porte s’ouvre.

Anne : Madame, voici Patrizia Vidale. Entrez Patrizia, asseyez-vous.
Madame H : Merci Anne, je n’aurai plus besoin de vous.

Anne sort.
Les deux femmes se regardent en silence.

Madame H : Je n’ai jamais aimé ce nom, les Pouilles. Comment était le voyage ?
Patrizia : Le voyage ?
Madame H : Vous savez, ce moment où on se déplace pour se rendre quelque part. Par exemple, lorsqu’on part des Pouilles pour arriver ailleurs.
Patrizia : Il faisait beau. Il y avait encore de la neige sur les montagnes.
Madame H : Où est le bébé ?
Patrizia : Le bébé ?
Madame H : Vous avez un fils, vous vous rappelez ?
Patrizia : Matteo est chez ma mère.
Madame H : Et où est son papa ?
Patrizia : À Rome. Enfin, je crois.
Madame H : Je cRRROA. CRRR. RR. Montez votre langue à l’arrière du palais et faites-la vibrer.
Patrizia : Je CRRROUA.
Madame H : Je CR-O-A. Essayez encore.
Patrizia : Je CRRROUA.
Madame H : Je CRRRROA !
Patrizia : Je CRRRROA !
Madame H : RRR. RRR. Plus sec, s’il vous plait.
Patrizia : RRR. RRR.
Madame H : Donc, votre bébé est chez votre mère et vous avez perdu le papa.
Patrizia : Il est parti. (Le roulement des « r » disparaît à partir de ce moment.)
Madame H : Comme ça, d’un coup ! Envolé ! Un jour les hommes s’envolent et on ne sait pas où ils vont. On les retrouve sous le soleil. Les hommes ont froid si on ne les réchauffe pas. Vous avez eu de la chance.
Patrizia : De la chance ?
Madame H : Oui. Beaucoup de chance. Dans quelques années, vous remercierez le ciel qu’il soit parti tout de suite.
Patrizia : Je suis toute seule pour m’occuper du bébé.
Madame H : Vous oubliez votre mère. Et votre père ? Il est parti lui aussi ?
Patrizia : Mes parents sont encore mariés.
Madame H : Alors, ils vont s’occuper du bébé.
Patrizia : Mais ma petite sœur vit encore à la maison.
Madame H : Ce qui règle la question de la baby-sitter. Vous avez vraiment de la chance.

Scène 1

Le bureau de Madame H.
Madame H debout. Anne, son assistante, assise devant son ordinateur.

Madame H : Et qui avons-nous maintenant ?
Anne : Patrizia Vidale. Vous voulez revoir son dossier ?
Madame H : Italienne, 23 ans. Master en sciences sociales et politiques à l’université de Lecce. Blonde. Un enfant, Matteo, avec elle sur la photo.
Anne : Je la fais entrer ?
Madame H : Oui, mais pas avec le bébé.
Anne : Elle est probablement venue sans lui.
Madame H : Je ne veux pas le bébé. S’il est avec elle, vous vous en occuperez.

Anne se lève et sort.

Prologue

Jeune femme de 20 à 25 ans

Nous recherchons une jeune femme âgée de 20 à 25 ans de type caucasien, non-fumeuse, disponible pour une expérience clinique d’une durée de six mois.

Nous offrons :

  • Un séjour gratuit dans un établissement hôtelier de premier ordre situé dans les Alpes suisses incluant un centre de remise en forme, un spa et un espace beauté.
  • Une prise en charge complète de tous les frais annexes occasionnés durant cette période.
  • Un salaire mensuel net de 9’500.- Euros.

Nous demandons :

  • Une formation universitaire, de préférence en psychologie ou en sciences sociales.
  • Une parfaite maîtrise de la langue française.
  • Une grande flexibilité et une disponibilité totale pendant toute la durée de l’expérience.

Les candidates retenues en vue d’une première sélection  devront obligatoirement appartenir au groupe sanguin A+. Elles feront l’objet d’un bilan de santé et d’un examen médical qui seront également pris en charge par nos soins.

Les candidatures incluant un Curriculum Vitae avec une photo récente sont à envoyer à contact@clown.me