Ze English summary

There have been some remarks lately.
People saying there was a mention in some obscure post way back in time of a potential English section in this blog. English bits, in fact. For the non-fluent-French-reading part of the world.
Anglo-Saxons rule. Let’s bow.
Based on popular demand, I’ll just start with some posts summarizing the first 40 – 50 pages of the book, I know it’s challenging, sometimes, even I have a hard times understanding myself in French. This brain is blurred by the combination of age, red wine and pure malt, all of them totally biodegradable, so everything will be fine, even after my final shutdown.
First, just on the structure of the plot. The book starts with different point of views, different locations and characters before engaging in a chronological path. In the opening scene, we are in the fitness room of Célestin Waomé, the self-proclaimed president of a fictional Republic in North Africa. Then, we move on to the White House where the Prez and his suite hold their weekly meeting, including a conference call with Waomé. In the third chapter, we land into Frank’s car, stuck in a highway near Cologne, Germany. As Frank finally makes it to his office, he will be introduced to Stina and have lunch with her. That is when all these random pieces come together and you will be able to safely cruise through the last 200 pages or so.

Les Hommes préfèrent les guerres, critique inédite

J’ai déjà procédé à une séance d’auto-glorification dans un article précédent. Mais quand même, voici un lien qui vous amènera sur un article paru sur le blog de livraddict, http://www.livraddict.com/blog/?p=314
Bon d’accord. La personne qui a lu le livre a aimé. Mais surtout, elle livre une analyse détaillée de l’intrigue, des personnages et du drame humanitaire qui est le moteur de l’histoire. Donc, merci.
Vous pouvez en profiter pour faire un tour sur le site, rempli de critiques pertinentes sur des livres beaucoup plus intéressants que le mien : http://www.livraddict.com/blog/

Sous la jupe de Copenhague

J’ai bien remarqué que la planète meurt.
La planète et nous avec. Il faut faire quelque chose. C’est sûr. Que tous les grands fromages se rencontrent au sommet. Qu’ils se mettent d’accord et qu’on en finisse une fois pour toutes. Mais quand j’apprends qu’il y a : 
– 31’000 personnes
– 1’200 limousines
– et 140 jet privés
à Copenhague qui vont unir leurs efforts pour rejeter 41’000 tonnes de carbone dans l’atmosphère scandinave, je pense qu’il est temps d’aller aménager ma caverne dans les montagnes. Heureusement, suite à une embrouille administrative,  les 1’400 prostituées officielles ont promis une gâterie gratuite à chaque participant(e) esseulé(e) et muni d’un laisser-passer officiel pour cet écologique événement.

Café Vert est ouvert, Café Vert est tout vert.

Café Vert est un site internet qui propose chaque mois une émission de 5 minutes en vidéo. Une présentatrice introduit des sujets qui sont tous reliés à l’écologie et au développement durable. Le ton est léger, un peu décalé, jamais chiant ou moralisateur. Pas de totalitarisme écologique, juste des sujets qui passent gaiement de la mode aux énergies renouvelables.
D’ailleurs, qui a dit qu’une voiture électrique devait être petite, moche et plus spartiate qu’un congélateur ? Je vous laisse donc visiter l’intérieur de ce tout nouveau véhicule écolo et rigolo.

Sous la jupe des shorts de course

La course de l’Escalade se déroule à Genève.
Au début décembre de chaque année. Il y a des enfants, des adultes parfois déguisés en fromages, des marcheurs, des joggeurs, des coureurs et à la fin on casse une marmite en chocolat en souvenir des marmites de soupe aux légumes lancés sur les crânes nus des Savoyards venus escalader les remparts de la ville, il y a quelques siècles.
Devant la piétaille, se trouve un petit peloton de coureurs d’élite venus là pour des histoires de records, de podiums, et aussi de primes parce que l’argent nourrit le coureur étique. Souvent bronzé, le coureur ailé est parfois carrément noir. Et c’est justement là qu’il y a comme une couille. Les organisateurs genevois sont aussi des statisticiens. Plongés dans le palmarès des années précédentes, ils voient bien cette déferlante de coureurs de couleur qui raflent tout le pognon des premières places. Le coureur noir va trop vite. Il vient manger le pain blanc réservé aux blancs. Il faut faire quelque chose. Les organisateurs d’une course voisine leur soufflent la solution. Il suffit de rétribuer maigrement les trois premiers arrivés, toutes provenances confondues. Ensuite d’établir un classement séparé, éthniquement pur et spécifiquement réservé aux Suisses. Et d’arroser généreusement les athlètes AOC qui courent moins vite que leurs homologues exotiques et dopés à la négritude.
A la radio, le type qui expliquait a dit que le plus simple, c’était de contingenter les Noirs. Que dans les jeux olympiques d’hiver, on faisait tout pareil. On contingentait les Blancs. Pas plus de 4 ou 5 (?) skieurs suisses pour la descente. Sinon, c’est l’invasion, des Suisses partout, le premier Autrichien au-delà de la dixième place et aucune chance pour un descendeur kényan de figurer parmi les 20 premiers.
Heureusement qu’il y a le sport et la religion. Sinon les hommes auraient peut-être oublié d’être cons.

L’horoscope de l’homme sagittaire

Il faut que j’arrête Wikipedia. A trop vouloir se frotter de connaissance, on finit par s’échauffer. Perdre le fil. Alors que le sujet, c’est l’horoscope et l’objet, c’est l’homme sagittaire. Justement, parlons-en. Que je vous dise d’abord, que l’homme sagittaire possède un pied ailé. Il est bondissant. Il est agile et souriant.  Il ne tient parfois plus en place, alors il court. Il fait la cuisine et il lui arrive d’avoir froid.
SANTÉ
Le garçon sagittaire est naturellement beau et en bonne santé. C’est normal. Ses parents ont longuement réfléchi pour déterminer les conditions optimales de sa mise en orbite. En mars, sentant le moment venu, ils ont invoqué les puissances cosmiques pour que la petite graine croisse et se multiplie. Ce qui fut fait et bien fait. Au final, un bébé magnifique, un enfant spectaculaire et un adule élégant mais sans excès.
Conseil : éviter cette pluie froide, on dirait de la neige liquide.
TRAVAIL
Le garçon sagittaire comprend. Il voit. Il entend. Il crée. Il dessine sans effort. Il peint avec naturel. Devant cette abondance de biens, il s’interroge. Pourquoi choisir ? Alors il se lance dans diverses entreprises avec un égal bonheur. Il voyage dans le monde et le monde le découvre avec ravissement.
Conseil : aucun
ARGENT
Le garçon sagittaire reçoit le salaire de ses multiples occupations. Il le fait fructifier avec sagesse et sans ostentation.
Conseil : pourquoi pas quelques mois au soleil sur un voilier en bois ?
AMOUR
Ouhlala. Tout de même. Sachons garder la tête froide. Forcément, cette discrète combinaison de  charme et d’excellence suscite forcément les convoitises. Mais, pris dans un entrelacs d’œillades lascives, le garçon sagittaire sait garder la tête froide et le reste avec.
Conseil : il s’agit de procéder dans l’ordre. Avec méthode. L’établissement d’un tableur Excel où seront introduits des critères précis, tels que taille, âge et couleurs des yeux, vous permettront de prendre la bonne décision pour savoir qui partagera votre terrasse avec vue sur la lagune.
Note de l’auteur
Accorte lectrice, sache que je partage ta frustration à la lecture du destin doré promis à ton homologue masculin né entre le 23 novembre et le 21 décembre. Alors qu’un plongeon inattendu dans Wikipedia te prive d’une lecture pertinente des événements tragiques qui ne manqueront pas de bouleverser ton existence dans un futur proche. Moi-même, je peine à m’expliquer ce moment d’égarement. Au moins, les garçons sagittaires sont rassurés. D’ailleurs mon fils cadet est né le 6 décembre.
Heureusement, je ne possède pas de fille ou de troisième fils, ce qui devrait ouvrir la voie à un jet continu d’objectivité pour la fin de l’année. Et là, qu’on se rassure, ça va chier pour tout le monde.

L’horoscope de la femme sagittaire

Je ne recule devant rien pour livrer à la femme née entre le 23 novembre au 21 décembre le détail scientifique des événements prévus. Je passai ainsi une nuit entière à observer la constellation du Sagittaire, un astérisme en forme de théière, c’est pas moi qui le dit, c’est Wikipedia, je vous voyais dubitative. Vous pensiez, il a voulu dire « astérisque » ou plus certainement « Astérix. » Eh bien non, je lis même des livres sans les images.
Donc, et je continue à citer Wikipedia, « en astronomie, un astérisme est une figure remarquable dessinée par des étoiles particulièrement brillantes. En général, ces étoiles ne sont liées ni par une interaction gravitationnelle significative, ni par une gestation commune. L’ensemble n’a donc aucune valeur astrophysique, ce qui fait d’un astérisme un objet céleste plutôt arbitraire et subjectif. Ce sont sur la base d’astérismes que les civilisations ont imaginé leurs constellations. »
Qu’est-ce que c’est que cette dernière phrase ? Qui c’est Wikipedia ? Ça va ou bien ? Déjà, je n’aime pas trop cette histoire d’objet arbitraire et subjectif. Mais « imaginé », ça c’est fort de café. Les civilisations auraient « imaginé » les constellations. Bien sûr. Et aussi donné des noms imaginaires aux dites constellations. Et pourquoi pas imaginé l’horoscope, tant qu’on y est. Horoscope qui est l’essence même de cette rubrique scientifique.
Nous, on aurait imaginé que les personnes qui écrivent dans Wikipedia pénètrent le sens du verbe imaginer et l’utilisent avec parcimonie. Exclusivement pour les cas avérés de grosse daube intellectuelle. Alors que l’horoscope, c’est du béton.
Ahlala. Je crois bien que je suis remonté. Alors, mon pronostic pour la femme Sagittaire.
SANTÉ
Les civilisations ont imaginé la santé.
TRAVAIL
Les civilisations ont imaginé le travail.
ARGENT
Les civilisations ont imaginé l’argent.
AMOUR
Les civilisations ont imaginé l’amour.
Pour les conseils :  appelez Wikipedia.

Au salon des premières romancières: Émilie Hermant

Derrière le premier roman, il y a la première romancière ou le premier romancier.
Au salon du premier roman, nous étions plus de cinquante. Des gens qui écrivent entre deux. Entre le travail. Les enfants. La famille. Les choses à faire. La photo montre deux auteurs rencontrés à Draveil. Je commencerai par la jeune femme. Au civil, Émilie Hermant est psychologue. Elle est aussi photographe. Elle a érit un livre qui s’appelle Réveiller l’aurore.
Son histoire parle d’Alice qui apprend le piano et construit une cabane tordue dans les arbres parce que son père aime le piano et les cabanes dans les arbres. D’ailleurs, la maison familiale ressemble à une cabane en plus grand et à peine plus civilisé. À Aulne, là où est plantée la maison, Alice dispose d’un jour et demi chaque quinze jours pour « passer son entretien d’embauche » en vue de  « devenir la fille de son père ». Le reste du temps se déroule à Paris avec des soeurs plus grandes et une maman « immense et longue comme une tige ». Une maman qui va bien. Une maman qui va moins bien. Une maman qui va mal. Une maman qui souffre d’une maladie neurodégénérative rare. Le type de maladie qui peut se transmettre de mère en fille. Un jour Alice apprend qu’elle porte aussi « le mauvais gêne ». Alors, Alice se retire du monde. Alice plonge. Jusqu’au moment où elle rencontre Tahiti Douche, parfum vanille.

La musique du livre tient à la fois de la comptine, du xylophone de la maternelle, du violoncelle, de l’orgue de barbarie et du piano de Schumann. Un peu comme la voix d’Alice Rivières, née le 13 mars 1973, femme, enfant, qui voudrait bien mourir avant que la conscience ne disparaisse dans la faille génétique.
Émilie Hermant, Réveiller l’aurore, Éditions du Seuil

Le prix du premier roman

TATIANA ARFEL a remporté le prix du premier roman de Draveil en cet an de grâce 2009. Le livre s’appelle L’attente du Soir, aux éditions Corti. Je n’ai pas encore eu le temps de le lire mais je vous le recommande vivement quand même, sur la base de ce prix et des avis enthousiastes du jury et des lecteurs. Voici un lien qui devrait vous éclairer.
Pour revenir au Salon, l’auteur de premier roman rencontré à Draveil est une fille ou un garçon. Souvent trentenaire et plus. Médecin, psychologue, enseignant, retraité… Plutôt sympathique. La tête dans le deuxième roman. La tête dans l’écriture. Le corps bloqué dans une réalité remplie d’horaires, de travail et d’autres événements tout à fait secondaires.
L’auteur de premier roman rencontré à Draveil voit arriver en face de lui les vagues de 16 mètres de haut remplies de romans nouveaux ou anciens. A plat-ventre sur son livre, il ne voit même pas le haut de la vague qui va le submerger. Il continue droit devant. La vague arrive. Il pagaie de toutes ses forces. Il remonte le mur liquide à la force de ses bras. Il y est. Il se redresse et voit le monde entier. Juste deux secondes. Juste avant d’être retourné par le sommet de la vague. De disparaître d’un seul coup dans la machine à laver. La mer tourne. Il ne sait plus où est le ciel. Ses poumons boivent des hectolitres d’eau salée. Il échoue près de la plage où il reprend ses esprits. Tousse. Crache. Remonte sur une page blanche et attend la nouvelle vague. Il faut qu’il écrive. C’est plus fort que lui.